Friday, November 24, 2006

La Macédoine

Beaucoup d'entre vous s'inquiétaient de ne plus avoir de mes nouvelles sur le blog. Rassurez-vous, tout va bien. Ca me faisait juste chier de poster. Voila, je ne cherche pas d'excuse bidon, je te regarde, cher lecteur, droit dans les yeux.
Pour me rattraper, je m'en vais de ce pas vous présenter un nouveau pays des balkans. Après la Roumanie, la Moldavie, La Bulgarie...................... LA MACEDOINE! (pour l'effet de surprise, j'aurais pu changer de titre mais bon)

Mieux vaut tard que jamais voici quelques photos de mon périple en Macédoine / Albanie. C'était cet été, en route.
1er aout : c’est donc parti pour une douzaine de jours sur les routes des balkans. Premier gros morceau : rejoindre Skopje, capital de la Macédoine, non relié en direct à la Roumanie. Hop, première nuit dans les transports (train) pour aller à Sofia. Je n’ai malheureusement pas le temps de m’y attarder. Contrairement à certaines personnes, je trouve Sofia très intéressante et il est très agréable de s’y balader.

2 août : Arrivée à Sofia à 7h du mat, je file à la gare pour acheter mon billet de bus pour Skopje.
La gare routière de Sofia est encore un bel exemple de ce que l’Europe de l’Est peut offrir comme incohérence : une gare flambant neuve mais qui n’a pas été équipée de terminaux de paiements par carte. Cool, voila une bonne occasion de payer 5 euros de commissions pour un retrait de 30.

Le bus pour Skopje part vers 9h et le trajet se déroule sans problème. Arrivé à Skopje, je marche 1h30 avec mes bagages, sous un soleil de plomb, histoire de me mettre dans le bain. Le problème est que Skopje n’est pas une ville touristique et qu’elle n’a donc pas de grosses capacités hôtelière. Du coup, la chambre la moins chère de la ville est à 20 euros partagée avec un niaque, qui regarde la téloche dans le noir et qui habite Paris. J’ai pas trop essayé de lui parler parce que :
1°) Il baragouinait un français que je ne comprenais pas, j’étais fatigué, ça me saoulait ;
2°) D’expérience, je sais que trouvé un niaque ( de Corée si mes souvenirs sont bons) en Macédoine, ca doit forcément être un de ces cinglés qui vont faire du tourisme en Irak et qui adorent le karaoké…
Je visite Skopje : assez intéressant. Un côté européen, un côté orientale. Le contraste est impressionnant lorsque je retraverse le pont sur le fleuve Vardar, qui coupe la ville, et sort du quartier oriental, quasiment mort pour me retrouver dans des rues très animées, telles que nous connaissons.

3 août : Départ pour Bitola, qui à part son nom, n’offre pas beaucoup d’intérêt : une rue principale et c’est à peu près tout. Même problème qu’à Skopje concernant les hôtels, 2 hôtels très chers au centre et c’est tout. Je demande donc de l’aide au local et un chauffeur de taxi me propose de m’emmener à l’hôtel Bitola, où pour 17 € la chambre, j’ai droit à un lit une place, une moquette digne d’un costard d’Henri Krasucki, à une salle de bain plutôt propre mais dégradée avec une chasse d’eau qui réveillerait Gaëtan bourré. Bref, une chambre relativement glauque mais ca fera l’affaire. Le centre est bien animé le soir et c’est sympa… Il ya une fête foraine au bout de la rue, où de nombreux bitolais ( ?) emmènent leurs enfants. Là, des femmes tentent d’arrondir leur fin de mois en vendant du maïs bouilli (ou sa variante avec barbecue portable, le maïs grillé). On notera que le Macédonien est plus maïs bouilli alors que l’Albanais est très maïs grillé.

4/5 août : Bitola, c’est pas passionnant : aujourd’hui, ce sera donc rando dans le parc national du Pelister. Hop, choppage de taxi et direction ledit parc. On me pose vers 1000 m d’altitude. Je marche 4h avec une pointe à 1630 m et redescends. C’est frais et sympa, ça change de la chaleur suffocante de Skopje.

Il est 11h 30 et je finis ma redescente. Malgré ma bonne volonté, je ne peux faire d’auto stop par manque de voiture. Il n’y en a tout simplement pas. Je continue donc mon chemin vers la route principale et marche encore 30 min, lorsqu’un taxi, chargé d’une grosse macédonienne, qui m’explique en allemand (quand je tentais de parler allemand, ça venait en roumain, super commode) qu’elle est mariée à un schleu (toujours pensé qu’ils avaient mauvais goût ces gens là). Bref, retour dans mon hôtel préféré et départ pour Ohrid à 13h.
J’arrive à Ohrid 2 h plus tard et trouve une chambre chez l’habitant grâce à l’aide de locaux.

Je me balade dans Ohrid, ville superbe : une vieille ville à flanc de colline, au bord d’un lac, en face, c’est l’Albanie. Bref, vraiment bien. Ca vaut le coup voire le voyage. Nous sommes jeudi et je souhaite partir le lendemain soir pour l’Albanie. Mais faute de place dans le bus, je reporte mon départ au samedi soir. Ca me laissera le temps de flaner dans cette belle ville qu’est Ohrid.


6 août:Le samedi, je décide d’aller visiter le monastère Saint- Naum, qui se trouve à la frontière albanaise. J’y rencontre un couple franco-macédonien (…), approximativement mon âge. Ils m’invitent à déjeuner chez eux. J’y retrouve la mère de Madame et prend mon repas, béni par une belle photo du Maréchal Tito. On m’explique qu’il ne faut pas critiquer l’ami Tito (nom de scène, Josip Broz de son vrai nom) car il s’est toujours battu pour l’indépendance de la Macédoine. Saint Homme !
Je papote avec mes nouveaux amis. La Macédoine, c’est top ! Comme tous les sous-développés, la (grosse) macédonienne m’explique que son pays est génial, qu’on est des cons en France (peut-être pas tort sur ce point), etc… J’écoute, je suis assez rodé à ce genre de discours. Je pars récupérer mes bagages. C’est l’occasion de me faire traiter de gitan par mon hôte parce que je ne voulais pas payer la chambre que j’avais quitté le matin, rangeant mes affaires, laissant la porte ouverte et mes affaires à l’entrée… Il me reproche de pas les avoir mis de l’autre côté de la porte : « Ohhhhhhhhh ! Arrête avec ta mentalité d’occidentale de merde ! » me lance-t-il avant de me jeter plusieurs "Gipsie!" du plus bel effet.
Bref, je retourne voir mes potes qui m’accompagnent au bus. Ils me font un flipper quand je leur demande si c’est dangereux de circuler de nuit en Albanie, en me pressant d’aller changer mon billet (m’enfin, les roumains m’avaient déjà fait le coup avec la Moldavie donc bon). Juste le temps pour la foudre de s’abattre à 10-15 m de nous et me voilà parti pour l’Albanie…


En vous remerciant....

5 Comments:

Anonymous Anonymous said...

y'a pas à chier (hum), la crotte macédonienne a vraiment quelquechose en plus (en moins?) que les nôtres, mais quoi?

7:53 PM  
Anonymous Anonymous said...

Les mouches. Je voudrai la suite très rapidement. Merci bien

1:09 PM  
Anonymous Anonymous said...

La question que tout le mond ese pose:
La macédoine en mange-t-elle? (de la macédoine, pas de la crotte)

3:44 PM  
Anonymous Anonymous said...

Le saviez-vous?
La macédoine de légumes est un plat typiquement français. Ce nom a été choisi car le mélange des peuples dans cette région correspondait bien au mélange des légumes (ou des fruits)caractéristique de la macédoine.
Donc, la macédonienne ne mange pas de macédoine ou tout du moins n'en a pas conscience.

2:45 PM  
Anonymous Anonymous said...

je m'émerveille du puits de savoir indispensable que constitue ce site...

12:30 PM  

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