Permis de se faire chier
En matière de lourdeur administrative, les Etats-Unis ne sont pas en reste et se révèlent capables de donner le meilleur d'eux-mêmes. Plein de bonne volonté, je me dis que jouer au tennis dans cette petite bourgade qu’est New York ne devrait pas poser trop de problème. Quelle naïveté… il faut commencer par acheter un « permis de jouer » (sic) pour la saison à une adresse qui n’existe pas, mais passons là-dessus. Une fois l’adresse fantôme trouvée (eh oui, rien n’est impossible), je me dis chouette je vais pouvoir réserver un court pour jouer avec mon partenaire Ed (que je n’ai pas encore rencontré mais qui à coup sûr est gay, cherchez pas c’est statistique) ce week-end. Tout émoustillé par l’acquisition de mon permis de jouer, j’appelle pour réserver. Pas de bol, il faut appeler entre 10h et 14h pour réserver un court, ne perdons pas espoir pour si peu j’appellerai demain matin, me dis-je.
Toujours émoustillé mais déjà un peu plus fébrile, je rappelle donc le lendemain matin.
- Moi : Bonjour, je viens d’acheter un permis de jouer je voudrais réserver un court.
- L’autre connasse : Vous avez un ticket de réservation ?
- Moi : bah non, c’est justement pour cela que je vous appelle, je voudrais réserver un court.
- L’autre connasse : c’est pas possible, il vous faut un ticket de réservation.
- Moi : je comprends pas je vous appelle précisément pour réserver.
- L’autre connasse : il vous faut un ticket de réservation.
- Moi : et comment je peux obtenir ce ticket de réservation ?
- L’autre connasse : il vous faut un ticket de réservation.
Pas le moindre doute, cette conne se fout ouvertement de ma gueule, mais je me retiens de lui expliquer que s’il elle avait pu crever comme une merde dans les Twin Towers ça aurait soulagé ses proches.
Je vous épargne la fin, j’arrive finalement à extirper de sa mauvaise volonté qu’il me faut donc en personne aller acheter un ticket de réservation au tennis et ensuite la rappeler pour réserver… hum hum.
- Moi : Bonjour, je viens d’acheter un permis de jouer je voudrais réserver un court.
- L’autre connasse : Vous avez un ticket de réservation ?
- Moi : bah non, c’est justement pour cela que je vous appelle, je voudrais réserver un court.
- L’autre connasse : c’est pas possible, il vous faut un ticket de réservation.
- Moi : je comprends pas je vous appelle précisément pour réserver.
- L’autre connasse : il vous faut un ticket de réservation.
- Moi : et comment je peux obtenir ce ticket de réservation ?
- L’autre connasse : il vous faut un ticket de réservation.
Pas le moindre doute, cette conne se fout ouvertement de ma gueule, mais je me retiens de lui expliquer que s’il elle avait pu crever comme une merde dans les Twin Towers ça aurait soulagé ses proches.
Je vous épargne la fin, j’arrive finalement à extirper de sa mauvaise volonté qu’il me faut donc en personne aller acheter un ticket de réservation au tennis et ensuite la rappeler pour réserver… hum hum.

2 Comments:
Je ris énormément!
tu m'en vois ravi!
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