Saturday, May 20, 2006

Londraisin


A priori ce raisin n’a rien d’extravagant, normal il ne l’est pas. Il est juste sans pépins, c’est peut-être un détail pour vous, mais pour moi... ok j’arrête. Toujours est-il que la France doit être un des rares pays (supposition dénuée de tout fondement statistique, mais libre à vous de d’enquêter) à boycotter ce type d’aliments transgéniques qui pourraient pourtant changer la vie de millions de français mangeurs de raisin. Et je ne dis pas cela parce que j’en fais partie (bon, si), mais dans le but d’ouvrir aux français une fenêtre sur le monde dont ils sont si injustement exclus.

Thursday, May 18, 2006

Pour fêter le 16ème post

Je vous (te) gratifie, vous (toi, guillaume), fidèle(s) lecteur(s) de " la vie trépidante..." de mes découvertes musicales roumaines.
Le roumain a des goûts de merde. Ca chacun l'aura compris. Le roumain est bruyant. Ca aussi, on l'a compris.
On peut donc se faire aisément une idée de la musique qui passe ici et à quel niveau sonore. Pour vous, j'ai donc concocté une liste de musique qui valent le détour:
Akcent - Jokero
TNT - Strada Mea
Hi-q - Razna ---> http://www.hiq.ro/
Simona Nae & Christian Nistor - Coji de Portocale
Anda Adam - Ajutor
Radu - Whap-pa (un ancien d'ozone qui chante)

Aucune préférence même si, ici, la plus connu est celle de Akcent.
Et pour se tenir au courant de la vie musicale en Roumanie:
http://www.atomic.ro/

Merci qui....?

Qui l'eut cru?

Il y a beaucoup moins de monde à velo dans les rues de Londres le jeudi matin...

Wednesday, May 17, 2006

Un modele de croyance



















Bravo a la bonne femme qui se promenait dans la rue a Londres avec sa pancarte (deja on ne se promene pas avec une pancarte normalement...), comme si de rien n'etait...

Pays de merde

Alors, hier à Bucarest, il a fait très beau et chaud (25°c).

M'enfin, les roumains sont vraiment des gros boulets et me font peur.
En effet, chaque action entreprise ici demande une force morale, une perséverance et une forme physique parfaites. Du coup, au moindre problème, je flippe vu les proportions que cela peut prendre ici.
La moindre requête ne peut en effet être règlée sans avoir fait 12 à 15 aller retours (fourchette basse) entre moi et mon interlocuteur. Ex: 2 semaines de retard pour mes meubles (je n'en ai que les 3/4 d'ailleurs, un mois après), 3 aller retours avec ma banque pour un virement (pas encore réussi à le faire), 2 semaines de retard pour mon accès internet au boulot (ça, je l'ai), une menace de coupure d'électricité pour non paiment de facture par mon proprio, etc...

Le roumain n'en a rien à foutre. Pour couronner le tout, il est bruyant et con.
Alors, au début, c'est marrant et un peu folklorique. Mais au bout d'un mois et demi, alors que la situation depuis mon arrivée n'a guère évolué, ca devient très fatiguant

Tuesday, May 16, 2006

Cadeau


Le lapin empaillé qui pose à mes cotés, dont j’ai décidé de ne plus vous taire l’existence, a été rapporté d’Egypte par Phil mon coloc’ ricain, qui à cette occasion nous honore du bon goût qui est le sien.

Oui, parfois ma générosité me poussera (contre ma volonté, croyez le) à vous gratifier de photos plus surprenantes les unes que les autres, non ne me remerciez pas.

Sinon, il fait quel temps à Bucarest?

Au couer de l'actu bulgaro-roumaine

Normalement, ce sera donc un avis positif, mais la Bulgarie pose pas mal de problèemes.
Vu sur yahoo!
"D'ailleurs, selon une source proche de la délégation de la Commission à Bucarest, si la Roumanie avait été seule, elle aurait obtenu son feu vert pour 2007 dès mardi. "

http://fr.news.yahoo.com/16052006/202/sofia-et-bucarest-vers-une-adhesion-l-ue-en-2007.html

Monday, May 15, 2006

Nouveau RDV hebdomadaire (rejouissez vous)

Soucieux de vous faire partager un maximum de nos aventures (fair play, je sais), et bien conscient de la modestie qu’a Côme de ne pas mettre en avant ses saillies intellectuelles par peur de me faire de l’ombre, j’ai pris la (lourde) décision de constituer un florilège hebdomadaire de ses réflexions les plus philosophiques lors de nos intenses et constructives conversations électroniques. Pensée pour plus tard : faire des phrases plus courtes.

"Malgré mon amour des pays pourris, je dois dire que la Moldavie n'a aucun intérêt. C’est ce qui fait son intéręt d'ailleurs."

"T’imagines pas la bureaucratie. Si ca continue comme ca, je vais soit en tuer un, soit me casser."
"renseignement pris ca veut dire "comme"
=> comme si comme ca = ashashasha qui est une contraction de asha si asha sa ...!!!!"
(oui, il n'y a pas de raison que ce RDV hebdomadaire ne soit pas aussi un moment culturel et linguistique ou chacun prendra plaisir a perfectionner son roumain)
"hier dans le train, a une moldave
C'est beau ce coin de Moldavie "ashashasha"
Et ce lui la "ashashasha"
Et celui la "ashashasha"
...
Bon"

"J’ai perdu une partie de free cell. Faut que je recommence, je suis arrivé a faire 6 parties réussies d'affilée"

"Bravo a Dorothée donc, même si bon, y'a déjà pas mal de nana qui l'ont fait."
(Contexte : ladite Dorothée a accouché d’une Maud ; la mère et son enfant se portent bien, merci pour elles)

"PUTAIN MAIS ARRETEZ DE FAIRE DU BRUIT BORDEL DE MERDE!!!!!!!!!!!!!!!!!"
On notera les capitales d'imprimerie qui traduisent l'ire de Come (clavier anglais oubliez les accents) envers les roumains et leurs nuisances sonores. Vous savourerez j'en suis sur doublement cette injection qui vous permet a la fois de partager la vie de Come en pleine rage, et de completer votre connaissance du roumain que vous savez maintenant bruyant.

"J’essaie de manager mon envie d'égorger un roumain avec mon crayon de papier."

"Je te coupe l'actu pourtant riche sous le pied pour t'annoncer officiellement que je viens de reussir 10 parties de Free cell d'affilé!!!!!!!!!!!!!!
Je sais, c’est fort
Maintenant les alternatives:
- Je considère que je suis allé assez loin dans mon expérience roumaine et j'arrête mon stage
- Je porte mon objectif a 20 parties."

"hahaha, l'indice boursier a Bucarest c'est la rasdaq!!
Sacrés roumain."

Demain

Sera publié l'avis de la commission européenne quant à l'entrée ou non de la Roumanie et de la Bulgarie dans l'UE.
Hier, à Bucarest, il a fait beau et chaud.

Sunday, May 14, 2006

Sunday bloody Sunday



D’ordinaire je me gratte les couilles au réveil mais ce matin, pour casser la routine, j’ai décidé de briser le miroir acheté la veille chez Ikea. Pour mettre toutes les chances de mon côté, j’ai bien entendu pris soin de le poser aussi bancalement (mot inventé pour l’occasion) que possible sur la table de chevet avant de me coucher, de manière à réduire au maximum (eh oui, malin l’animal) les chances de ne pas le faire tomber au moindre geste brusque. L’intérêt de l’opération est triple : (i) me faire réveiller brutalement pour gagner du temps et me faire chier le plus tôt possible en ce morne dimanche, (ii) confirmer l’idée communément admise que le dimanche est une journée de merde et (iii) me plaindre gratuitement des débris que la chute a occasionnés puis du ménage qui s’ensuit.

Ca fait vachement plus terre a terre apres la Moldavie, j'avoue...

La Moldavie - 2ème jour






Dimanche 30 avril

Lever 9h30. Je me lève d’un coup, pile à 9h30. Nous prenons rapide une douche et on file petit déjeuner sur l’artère principale de Chisinau, Boulevardul Stefan Cel Mare (chtéfane tchelle maré). Nous nous posons à une terrasse où, comme d’hab, la serveuse met trois plombes à venir nous apporter la carte. Ce sera omelette et café pour nous trois.
Des italiens, à la table d’à côté, semblent parler immobilier. Ce sont les premiers expat’ que l’on rencontre. Nous n’avons, bien sûr, pas encore vu de touriste. Les pouffiasses de Chisinau défilent devant nous avec cet air d’intellectuelles qui fait d’une belle fille une femme.


Nous décollons vers midi, direction l’endroit le plus mystérieux d’Europe. Bon, ok, c’est censé être la Moldavie. Nous dirons l’endroit le plus mystérieux de Moldavie : la Transnistrie. Petit rappel géopoliticohistorique. 1991 : chute de l’URSS et indépendance de la RSS Moldave qui devient la république de Moldavie. Un fleuve à l’est de la Moldavie sépare la majorité roumanophone de la minorité russophone. Cette minorité vit sur une bande longue de 300 km sur 30 de large. Le problème, c’est que les soviétique, en partant, ont pris soin de laisser la 14 ème armée russe (celle du général Lebed pour les connaisseurs) sur place et 2000 hommes en cadeau. Appuyé par cette force russe, la Transnistrie a eu des velléités d’indépendance et en 94 une guerre civile éclate. Bien qu’elle représente environ 10% du territoire, la Transnistrie n’a pas eu de mal à contenir l’armée moldave. Et pour cause, elle possède 40% de la capacité industrielle moldave (je sais, sur le papier, ça fait pas rêver), nos amis communistes, dans leur grande bonté, ayant favorisé la minorité ukrainienne, laissant les roumanophones vivre comme des merdes, enfin encore pire que les autres, et peut disposer de chars, que l’armée moldave ne peut s’offrir… Du coup, la guerre civile a permis de réduire le nombre de moldaves de 500 unités mais n’a pas réglé le problème. En 96 ( ?), la Transnistrie s’autoproclame indépendante mais n’est reconnu par personne. Cette république possède sa monnaie (non reconnue), son armée (enfin bon, on s’entend), son éducation nationale et son Soviet suprême ! Et oui, il s’agit en fait de la dernière enclave existante de l’URSS. Oui, réjouissons nous, l’URSS n’est pas morte, elle subsiste en Moldavie, officiellement. Car il s’agit en fait, d’une région contrôlée intégralement par la mafia, fournissant les putes à l’Europe de l’Ouest, des organes, des armes au Moyen-Orient, à l’Afrique et en Asie centrale et on a même découvert des trafics d’Uranium enrichi. Pareil que la Moldavie, me dira-t-on, sauf que la, on ne s’en cache même plus comme en témoigne ce stade flambant neuf avec son hôtel 5 étoiles, à l’entrée de Tiraspol la « capitale ».

Tiraspol, c’est donc notre destination. Nous filons, toujours au volant de notre fidèle QQ. La campagne moldave n’a pas changé depuis la veille, donc je passe dessus. Toujours des monuments à la gloire des communistes dans certains villages etc…

Les moldaves que je connais, pas légion, je dois avouer, m’ont formellement déconseillé, voire interdit de me rendre en Transnistrie , craignant pour mon argent et mon intégrité physique. C’est donc avec un peu d’appréhension que nous arrivons au poste frontière, ne sachant pas à quoi nous attendre. Premier arrêt, première blague : une douanière moldave nous demande de nous arrêter pour nous acquitter du certificat écologique moldave. Pensant devoir nous acquitter de 50 ou 100 €, nous tirons un peu la tronche. Bertrand, le conducteur à ce moment là, entre dans une roulotte improbable. Au bout de 10 minutes, il ressort le sourire le sourire aux lèvres, brandissant le certificat écologique moldave, pièce collector s’il en est. Il enchaîne ensuite, mort de rire, et nous raconte comment on fait du café à la frontière moldavo-transnistrienne : un douanier entre dans la roulotte et saisit deux fils électriques dénudés qui sortaient du mur. Il prend sa tasse en métal (!), la pose devant lui et plonge les fils dans le café . Le temps pour mon compagnon de s’acquitter de la taxe écologique auprès de la douanière, son collègue revient dans la roulotte, bouscule Bertrand en se précipitant un peu et retire les fils électriques de la tasse, dans laquelle le café s’est mis à bouillir avec force…

C’est reparti pour 150 mètres et un arrêt à la douane moldave. Contrôle de passeport puis nous roulons 500 mètres, en voiture, le temps pour moi d’évoquer le passage de douane turkméno – ouzbek à pied en août dernier. Nous arrivons à la frontière de la Transnistrie et sommes invités à sortir de notre véhicule pour une inspection. Nous nous en tirerons avec une remarque d’un douanier sur l’état de nos jantes (abîmées par les nids de poule). Pendant cette inspection, deuxième blague : un touriste suédois (normal) ne peut aller plus loin. Il nous explique le plus sérieusement du monde qu’il n’a pris qu’une photocopie de son passeport, que ce n’est pas suffisant et qu’il ne peut donc passer la frontière. Notons que le bonhomme est venu en bus…Le temps de nous foutre un peu de sa gueule et nous repartons pour quelques mètres. Au poste frontière proprement dit, nous devons nous acquitter d’une taxe de 5$ pour le visa mais nous n’aurons malheureusement pas de tampon, le « pays » n’étant pas reconnu. Par chance, une douanière parle anglais, ce qui n’était vraiment pas gagné et nous pouvons donc entrer dans ce néant géopolitique.

Première ville croisée : Bendery. Voici l’exaltante description de cette cité de 150 000 habitants par le Lonely Planet : « sur les berges du Dniestr, Bendery est une ville déplaisante et triste. Peut-être est-ce son passé sanglant qui en fait un lieu triste et sans espoir ? Des observateurs plus courtois insisteraient sur l’atmosphère paisible et la beauté des acacias en fleur… » Un commentaire …?
Une magnifique et imposante usine marque l’entrée de la ville que nous traversons et réservons pour le retour. Et oui ! le meilleur pour la fin.

Un fonctionnaire de police zélé nous demande de nous arrêter à la sortie de Bendery pour contrôler les papiers de notre monture. Bertrand s’exécute. Mais le policier n’est pas satisfait et nous demande la preuve du contrôle technique, semblant, au demeurant très efficace, vu l’état des certaines bagnoles. Nous devons lui expliquer que la voiture est neuve et que, donc, nous ne l’avons pas.
Nous repartons finalement mais nous nous lierons d’amitié avec ce sympathique agent de la force publique transnistrienne.

Nous sommes un peu tendu étant donné les commentaires que chacun nous faisait de cette contrée. Bertrand, au volant, essaie de ne pas se faire remarquer. C’est magnifiquement réussi lorsqu’il réussit à griller une superbe priorité à droite à… des flics. Au dernier moment, nous freinons et en sommes quitte pour une bordée d’injures en russe. Belle entrée en matière qui aurait dû nous valoir un petit contrôle.

Entrée dans Tiraspol. Je dois avouer que j’ai déjà vu plus rock’n’roll. Le plan est relativement simple. Touts les angles sont à 90°, les rues s’appellent Lénine, Marx, etc.… Nous garons la voiture et filons visiter la ville. Nous traversons un marché digne de la Grande Epoque : 3 gousses d’ail et deux brins de persil sur les étals, le poisson au soleil. Nous trouvons dans une roulotte un bureau de change afin d’obtenir des roubles transnistriens. La tenancière, aux alentours de 25 ans, maquillée comme une voiture volée, semble s’évanouir lorsqu’elle apprend que nous venons de Paris et nous envoie ce qu’elle peut de baisers à notre départ.

Nous allons faire des photos devant la statue de l’ami Lénine (Google Earth pointer 46° 50’ 10. 27 ‘’ N 29° 36’22.78’’E) en coupe vent, puis nous posons sur le char soviétique, fierté de la ville (semble-t-il) et écumons l’Ulitsa 25 Oktober afin de trouver où déjeuner. A l’est de la ville se situe les quartiers riches. C’est toujours étonnant, dans une ville qui crie misère, de voir des gros 4x4 BMW ou des Mercedes V12 dernier cri, vitres teintées, un gros bonhomme, lunettes et costard noirs en sortant avec une pouffiasse blonde décolorée à ses cotés. Nous nous attablons à une terrasse et malgré mes dons et mon amour pour le cyrillique, un serveur anglophone nous vient en aide. Et oui, c’est bien gentil de déchiffrer la carte mais bon, ça ne nous avance pas beaucoup vu qu’on ne comprend pas le russe. A la terrasse, nous pouvons nous adonner à l’un de nos sports favoris : la matage de pouffiasse. Et je dois avouer que nous sommes servis : gamines de 15 ans en rose bonbons avec des talons aiguille, blondes décolérées avec des grosses lunettes mini jupe en cuir and co…. Espérons pour elles qu’elles réussiront dans la vie et qu’elles pourront décrocher un bon poste sur la côte d’Azur ou Avenue Foch, à Paris.

Une fois le déjeuner avalé, nous allons poser devant la Domsovietov, la maison du soviet suprême local et cherchons un truc à ramener, que bien sûr nous ne trouverons pas. Je dois avouer que la ville n’est pas passionnante (c’est peu de le dire). Le seul intérêt réside dans le fait qu’il s’agisse du dernier morceau d’URSS. Mais des villes comme Ashgabat, au Turkménistan, sont bien plus impressionnantes pour apprécier les pathologies mentales des dirigeants. Cette république donne juste l’impression de faux : monnaie de monopoly, pouvoir en carton, frontières sans valeur… La Transnistrie aurait pu exister sur 3 Km², c’eut été la même chose puisque le seul objet du bled est de trafiquer tranquille. Le principal parc de la ville n’est pas entretenu, il ne semble pas y avoir de magasins et pour bien leur rappeler que ça fait 62 ans qu’ils vivent comme des burnes, des banderoles célèbrent l’existence de la RSS moldave, dont ils ont garder le drapeau.

Quelques photos encore et nous n’avons strictement plus rien à foutre dans cette ville. Du coup direction Bendery. Je conduis. Nous avons du mal à trouver le centre de la ville et cela nous a permis de découvrir la charmante banlieue Bendery. Nous passons à nouveau devant notre ami policier qui nous arrête. Je m’empresse de lui demander où est le centre et il nous laisse repartir. Nous garons la voiture et marchons un peu dans la ville qui n’a aucun intérêt. Quelques impacts de balles dans les murs rappellent les combats de 1995 mais rien de bien bandant. Ah si ! Bendery a tout de même son resto japonais.

Nous repartons, direction Chisinau. Le temps de faire un petit coucou à notre flic transnistrien préféré et nous arrivons à la frontière.
De retour à Chisinau, nous allons prendre une bière à la house of beer puis allons diner dans resto assez chic. 10 € par tête tout compris, avec une bouteille de vin moldave (très bon).

Une fois restauré, nous cherchons un endroit pour sortir. Nous déambulons dans les rues à la recherche d’un truc où il y a un peu d’ambiance. Personne dans la rue… Nous tombons finalement sur une boîte russophone. C’est assez sympa, la bière est à 10 balles et y’a pleins de nanas qui se trémoussent dans tous les sens, toujours avec un air profondément intelligent.

Au bout d’une heure, la musique s’arrête et nous avons droit à un spectacle composé d’un cow-boy et d’un moldave déguisé en vache. Assez surprenant et nul ! Ensuite, un mec fait un cocktail et une enchère permet au plus gros offreur d’acquérir le breuvage. L’heureux gagnant s’empressera de l’offrir à une nana de l’assistance. Ensuite, nous avons la chance d’assister à un concours de strip-tease fait par 3 jeunes moldaves dont un porte une veste de qui lui arrive aux genoux. Le gagnant du concours est départagé à l’applaudimètre puis au nombre de sous tifs récoltés dans le public. La soirée se poursuit. Mes 2 compagnons décident d’investir la piste de danse pendant que je monte sur la mezzanine en surplomb, afin de siffler tranquille ma bière. Au bout de quelques minutes d’observation, je vois Bertrand et Régis se diriger vers la sortie. Je descend donc et les suis dehors, sans savoir ce qu’il se passe. Nous descendons les marches et arrivons sur le parking. Je blague gaiement pendant ce temps. Là, 7/8 moldaves nous attendent. Bertrand s’avance et commence à parlementer. Au bout d’environ 2 secondes, il reçoit, en guise de réponse, un magnifique crochet du droit qui le met immédiatement KO. Le bonhomme s’affale devant moi, qui ne comprends rien. Il s’attaque ensuite à Régis, je recule et me fais empoigner par un autre moldave aidé d’un de ses potes. Je monte sur les marches tentant de rentrer dans la boite. Du coup, en essayant de faire lâcher prise au moldave, je lui assène un petit coup de tatane dans la tronche. J’arrive à m’échapper et m’empresse de monter, lorsque je suis plaqué à terre par 2 gars qui commencent à me frapper gaiement. Je dois avouer que c’est à ce moment là que j’ai été pris d’une panique profonde et que le désespoir m’a gagné. Je réalisais que j’étais en Moldavie et que le moldave n’a pas la réputation de faire dans la finesse. Je me voyais déjà me prenant un bon coup de batte de baseball dans les dents ou les genoux pétés à la barre de fer. Je commence à gueuler et l’un des moldaves enfourne sa main dans ma bouche pour me faire taire. Le tabassage continue… puis je me retrouve je ne sais comment tiré par le videur à l’intérieur de la boîte. Un peu sonné, je reprends mes esprits et demandent à l’entourage des nouvelles de mes 2 acolytes. On m’indique qu’ils sont partis. Un jeune serveur m’aide alors à sortir sans me faire repérer… Je pars et retrouve Bertrand un peu plus loin. Nous filons et prenons au passage Régis, qui discutait avec les flics.
Pourquoi cette baston ? Alors qu’elle dansait, une nana a pris son talon aiguille dans le lacet de Régis. Elle s’est énervé et Régis a eu la bonne idée de l’insulter en anglais (un bon vieux bitch, ça passe bien apparemment). Du coup, son mec n’était pas content…

Nous rentrons à l’hôtel non sans regarder si nous étions suivis… Le bilan est léger : un KO, un uppercut et un mal de côte pour Régis, une belle bosse sur l’arrière du crâne et une douleur à la mâchoire pour votre serviteur. Le temps de dire à Régis qu’il est vraiment très con, nous nous endormons.